Alpha Oumar Baldé

La nouvelle plateforme et moi

La réforme de Mondoblog est maintenant disponible, je découvre enfin la nouvelle apparence de mon blogue. Ce qui a changé ? L’apparence, bien-sur ! À part ça, les fonctionnalités restent pratiquement les mêmes. La nouvelle plateforme vient avec beaucoup d’autres amélioration et l’ajout de nouvelles fonctionnalités. Et pour moi, c’est comme un nettoyage de printemps !

Alors, quoi de nouveau ?

Mon back-office
  • Le passage à la dernière version de WordPress 5 et son nouvel éditeur Gutenberg qui apporte de grandes améliorations.
  • Un thème unique qui permet un affichage optimisé sur mobile ;
  • Prévention et réduction des failles de sécurité, des problèmes de mise-à-jour et de la compatibilité avec les plugins

Les plus et les moins

Points positifs

Du côté du visiteur : l’apparence claire et conviviale de mon blogue sur son smartphone améliora fortement le confort de lecteur. Il y aura donc moins de frustrations de ce côté là 😉 .

De mon côté : je bénéficie d’un back-office doté d’un nouvel éditeur (Gutenberg) qui est facile à utiliser (en tout cas pour moi). Avec l’ajout de nouvelles fonctionnalités telles que les blocs et la disponibilité de nouvelles extensions. C’est tout simplement génial !

mais malheureusement il y a quelques couacs …

Points négatifs

Malheureusement il y a quelques points négatifs qui découlent de ce remue-ménage dans la plateforme de Mondoblog. Un nettoyage de printemps un peu trop rapide, voire beaucoup trop rapide. Au point de laisser sur le banc de touche tous ceux qui n’aiment pas… le changement !

En effet, il y a plus de fonctionnalités, ce qui rend la prise en main un peu fastidieuse. De plus cela demande beaucoup de temps et de données internet !

En plus il y a la disparition de mon ancien thème sur lequel j’avais passé des heures pour le customiser !

Le nouveau thème quant à lui ne peut pas être du goût de tout le monde, même si je l’ai trouvé « acceptable », l’idéal serait qu’il me soit imposé par une majorité via un vote de tous les mondoblogueurs (ou presque). Pas par un dictateur bienveillant !

Le verdict

Note : 6/10

Alpha oumar Baldé (doudou)

Bien que cette nouvelle plateforme est plus attrayante en termes de fonctionnalités et de beauté, malheureusement sa prise en main est une tâche très ardue. Un flemmard comme moi se retrouve vite amputé de précieuses heures que je pouvais passer dans le creux de mon plumard en train de roupiller. Il faut dire que je manque de motivation. Peut⁻être qu’il est temps de penser à ajouter la monétisation dans nos blogues. Prochainement, qui sait, dans la version 3.0 de Mondoblog?!


Troisième mandat

Guinée
Guinée CC Marcos Elias de Oliveira Júnior

Ton peuple est fatigué

Roi des rois

Oublies-tu tes promesses ?

Il n’est pas trop tard pour changer de cap

Si tu veux réellement le bonheur de la Guinée

Il faut éviter un troisième mandat

Ère sombre, vers laquelle nous nous dirigeons

Mandela de la Guinée

Emmène la cohésion sociale

 

Mets fin à ce suspens

Agit en héro, en déclarant haut et fort

NON à un troisième mandat !

Dirige la Guinée, vers la lumière

Avec sagesse

Tu auras tous les honneurs


Que pense la jeunesse guinéenne de la nouvelle relation entre la France et la Guinée ?

De gauche à droite: Alimou Sow, Souleymane Camara, M. Jules Armand Aniambossou, Alpha Oumar Baldé et Emma Camara

Le 05 décembre dernier, j’ai été invité à un échange avec le Conseil Présidentiel Africain (CPA) qui était en visite à Conakry pour discuter avec la jeunesse guinéenne sur la nouvelle relation entre la France et la Guinée.

Monsieur Jules-Armand Aniambossou était notre hôte, il est le coordinateur du CPA qui nous a invité. Je n’étais donc pas seul, y étaient également invités :

Souleymane Camara : entrepreneur, consultant en communication et ex-coordinateur de la communication gouvernementale.

Alimou Sow : Blogueur à Mondoblog et responsable de communication au compte de la délégation de l’union européenne en Guinée.

Emma Camara : master en communication et un certificat d’entrepreneur chez HEC. Son association Pascal et Rosa œuvre pour l’orientation et l’insertion des jeunes.

Après un tour de table pour les présentations, nous fument invités par notre hôte à poser nos questions.

C’est Alimou Sow qui a ouvert le bal avec sa première question:

« Il y a un sentiment anti-français ambiant au niveau de la jeunesse guinéenne, lié au passé colonial et au Non de 1958. Qu’est-ce que les autorités françaises envisagent de faire pour solder ce passé et repartir sur de nouvelles bases ? »

Monsieur Jules-Armand :

« La question est très importante. Que des jeunes guinéens qui n’ont pas connu cette période-là – donc le Non de la Guinée – que ça dicte leur regard vis-à-vis de la France, c’est des choses qui me surprennent.

[…] Le président Macron appartient à une génération qui est à l’aise pour prôner une relation décomplexée et c’est bien pour cela que le cadre du discours de Ouaga est posé.

C’est plus qu’une main tendue ! Le président Macron ne parle pas de partenariat, il souhaite qu’on coproduise une véritable transformation de la relation.

Il y a des jeunes qui continuent de penser que ce passé-là n’a pas été soldé. Je dirais que Ouaga a jeté les bases pour que tout ceci soit purgé »

Ensuite Souleymane Camara demande :

«  Quelle est la place de la Guinée dans la politique extérieure économique de la France ? »

Monsieur Jules-Armand :

« La Guinée a indéniablement un potentiel énorme dont la France est consciente comme le montre l’engagement de l’Agence Française de Développement en Guinée qui est passé de 15 à 90 millions d’euros par an ces dernières années.

Pour moi, la Guinée c’est à minima le grenier de l’Afrique occidentale. Le seul aspect financier ne suffit pas.

Quelle place veut prendre la Guinée, dans un concert de nations, notamment en Afrique occidentale francophone ? Où elle a indéniablement un avantage compétitif.

Je pense que c’est plus aux entrepreneurs guinéens et les acteurs institutionnels qui ont leurs rôles à jouer. Mais ça ne suffit pas. C’est aussi ça que le nouveau cadre de coopération que Emmanuel Macron propose. C’est la France qui tend la main : venez, qu’est-ce qu’on peut faire ensemble, qu’est-ce que vous attendez de nous ?

Quand dans ce pays, vu le potentiel énorme que vous avez, le pays est mal connu, son image… parce qu’il y a des sujets autres qui viennent polluer tout le reste.

Il n’y a pas de plan caché, il n’y a pas de choses décrétées […]

Quoiqu’il arrive, l’histoire, on va pas la réécrire, mais il faut la dépasser et les jeunes générations n’ont pas à être comptables de cette histoire-là »

Puis ce fut le tour d’Emma Camara qui saisit l’occasion de donner ses ‘’recommandations’’ au CPA :

« Il faut que nous guinéens, ici, qu’on arrive a sortir de ce mécanisme d’attente après l’état. Et qu’on arrive à se former et a entreprendre pour créer des entreprises et pour créer de l’emploi. Et parce que aujourd’hui un jeune guinéen qui sort d’une université son vœu c’est de devenir un fonctionnaire […]

Je me rends compte aujourd’hui du coût élevé du Data, du manque de connexion et du challenge énorme de pouvoir créer une startup digitale ici avec les infrastructures existantes. Est-ce que au niveau de l’AFD et au niveau de l’ambassade de France il y a des projets envisagés pour soutenir les startups digitales et créer une région tech comme c’est le cas au Kenya, en Afrique de l’Est ? »

Monsieur Jules-Armand :

« Le président de la république a lancé en avril 2018 Digital Africa qui depuis est devenue une réalité. C’est l’AFD qui sera à l’œuvre et qui est votre partenaire indiqué sur un sujet comme celui-là. »

Et enfin ce fut à mon tour de poser ma question :

« Que peut-on espérer de la nouvelle relation que promet le président Emmanuel Macron dans le domaine de la santé ? »

Monsieur Jules-Armand :

« C’est effectivement des priorités d’action du président de la république dans le cadre de la nouvelle relation entre la France et l’Afrique. D’abord ce sont des sujets dont les résolutions relèvent des autorités nationales. C’est à elles de fixer les priorités, de définir les programmes etc. Et évidemment la France est présente dans le cadre de la relation bilatérale. Et elle le sera toujours dans le partenariat mondial pour la santé dont la France prendra la présidence en 2019.

Deuxième élément de réponse : le chef de l’État m’a demandé pour le CPA, qu’on réfléchisse à de nouvelles modalités pour l’accès aux soins primaires de nos populations notamment à travers un dispositif de couverture maladie universelle. Nous sommes en train d’y travailler. Ce sera un de nos gros chantiers de 2019 au sein du Conseil Présidentiel pour l’Afrique. »

Alimou Sow posa une autre question aussi pertinente que sa première :

« Qu’en est-il de l’augmentation des frais de scolarités dans Campus France ? »

Monsieur Jules-Armand :

« Ce qui a été annoncé a suscité de l’émoi, nous l’avons noté lors de notre évènement vendredi dernier. Au-delà de l’augmentation des frais, il y a une volonté sincère du gouvernement d’améliorer les conditions d’accueil, de multiplier par trois les bourses d’excellence et d’augmenter les exonérations qui vont cibler prioritairement les étudiants africains. »

C’est sur ces mots que la rencontre s’est terminée dans la bonne ambiance, la même depuis le début. Nous nous saluâmes et nous nous promettions de nous rencontrer une autre fois.

Ce fut là une nouvelle expérience pour moi, une occasion pour moi de transmettre mes attentes vis-à-vis de nouvelle relation entre la France et la Guinée. Une relation qui je l’espère fera la fierté de tout un chacun et qui va accoucher de projets concrets sur le terrain.

Et en fin, j’ai rencontré des personnes fabuleuses dont Alimou Sow dont je lis régulièrement les articles.

Alimou Sow et moi

 


Conakry : je buvais cette eau polluée !

Un jeune homme en train de puiser de l’eau au petit lac de Sonfonia, par Alpha Oumar Baldé CC doudoufine.mondoblog.org

J’ai hésité avant d’écrire cet article. Mais il fallait que je le fasse, je le devais à mon ventre !

Et dire que pendant tout ce temps-là je buvais cette eau polluée située non loin de chez moi ?!

Je me rappelle encore d’elle. De sa couleur, de son aspect tantôt verdâtre, tantôt grisâtre et tantôt noirâtre, si ce mot peut bien la qualifier !

Sur ces berges, ce que l’on remarque en faisant une petite randonnée ce sont… les ordures ! Au premier coup d’œil, on aperçoit des bidons, du plastique principalement et toute sorte d’ordures ménagères. Parfois des carcasses d’animaux : chiens, chats, et Dieu seul sait le nombre de bêtes dont j’ignore l’existence qui se sont « noyées » dedans.

Sur ces berges, après chaque pluie, on remarque, et de manière flagrante, l’ouverture des caniveaux de la route qui déversent des torrents de boues et de saletés dans le lac.

Oui bien-sûr, c’est bel et bien un lac ! Une eau stagnante en haute banlieue de Conakry où la Société des Eaux de Guinée (SEG) a implanté une station de « traitement » de cette eau qu’elle m’a servi à boire sans que je ne sache sa provenance ! J’ai découvert que le lac abritait une station de la SEG via une pub à la télé qui interpelle sur le niveau de pollution du lac, ce qui m’a étonné car je n’en savais rien. 

Aïe ! Rien que le fait d’y penser, ça me donne des maux de ventre !

Quand je me plaignais sur Twitter de l’eau de mon robinet…

Et bien je ne savais pas que c’était celle de notre lac. Ce beau lac où tout le monde est libre de venir faire « pipi » ou « poupou » comme bon lui semble ! Ce même lac où il y a des jeunes qui lavent les véhicules moyennant quelques francs guinéens juste à côté. La graisse de véhicule et autres substances “saines” du même genre sont décapées par les détergents qui finissent par se déverser directement dans le lac !

Quand je pense que j’ai payé la SEG pour qu’elle me serve une tasse de cette eau ! Il fallait nous dire que vous la puisiez dans ce lac pollué, ce n’est pas compliqué pourtant !


Exclure les exclus

Une vendeuse au bord de la route By Al K. Bou [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], from Wikimedia Commons
Une vendeuse au bord de la route By Al K. Bou [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], from Wikimedia Commons

Sale temps pour les vendeurs aux abords des rues de Conakry. La saison sèche, la chaleur et le soleil ardent terminés, place maintenant à la pluie. Une image qui suscite en nous des réflexes de compassion.

On voit moins les vendeurs en août. Ceux-qui sont là restent assis sous leurs parapluies,  ils endurent les caprices de la météo inhospitalière de Conakry. Mais on les voit pourtant, là sous la tempête, en train d’écouler leurs maigres marchandises au marché ou au bord de la route.

Mais en saison sèche et comme d’habitude, des mesures sont prises par les autorités : interdiction de l’occupation anarchique de la voirie publique ! Ici, on casse leurs kiosques, là-bas on donne d’abord un préavis et ensuite c’est la démolition ! Pas d’autres alternatives à proposer, aucune autre source de revenu ne leur est proposée…

Casser les petits commerces pour endiguer la misère, quelle belle stratégie !?

Et pourtant, c’est bel et bien le cas, c’est ce que l’on impose à ces pauvres citoyens qui ne souhaitent qu’une seule chose : qu’on leur laisse gagner leur pain. Quand il n’y a pas d’emplois dans un pays, cela va de soi, la population doit se tourner vers ses propres moyens pour survivre.

Certes, le petit commerce a son lot d’inconvénients, parmi lesquels on peut citer :

– l’insalubrité, à cause des ordures qu’ils produisent et qui s’amassent dans les rues de la capitale ;

– l’encombrement de la voirie publique, à cause de l’occupation anarchique de la chaussée et des espaces de stationnement …

Ce n’est jamais beau, c’est pour cette raison que ça s’appelle « survivre »

Ce n’est pas beau. Baraques de fortune et kiosques pullulent un peu partout dans Conakry. Des vendeurs vous interpellent au beau milieu de l’autoroute ou dans les embouteillages pour vous proposer leurs produits ! Et des passants jettent leurs ordures n’importe comment, n’importe où. Que dire de plus, les exemples de ce genre ne manquent pas dans la capitale !

Ces citoyens qui occupent ces rues de manière anarchique le font malgré eux, car personne ne choisit la pauvreté ! C’est la pauvreté qui a occasionné leur précarité. Et c’est cela la source de leur exclusion par la société et l’État. Car c’est bien de cela dont il est question ici : de l’exclusion des exclus.

Exclus très tôt des bancs de l’école guinéenne à cause de l’incapacité de leurs parents à payer leurs études, ces jeunes filles et jeunes hommes sont maintenant devenu adultes et doivent vivre de leurs propres efforts de travail. Mais de quel travail et où l’obtenir ?! D’emplois, il n’y a que très peu. Les quelques postes disponibles sont octroyés à ceux qui ont un CV remarquable ou ayant de bonnes relations.

Pauvres et majoritairement analphabètes, ces jeunes filles et hommes se tournent alors vers les rares emplois décents auxquels ils peuvent réellement espérer : dans les industries, dans le bâtiment, le commerce…

Et puisque tout le monde n’a pas les moyens de louer une boutique, alors les petites étables pullulent comme des champignons… Et on survit !


Que faut-il faire en cas de catastrophe naturelle ?

Tremblements de terre, ouragans, inondations, feux de forêts, glissements de terrains… Toutes ces catastrophes naturelles font de plus en plus la une de nos journaux. Ces événements se produisent dans des contrées loin de chez nous. Nous les suivons à la télé grâce à nos médias qui nous montrent ce que mère nature peut nous faire subir quand son équilibre a été rompu.

catastrophe naturelle - tsunami
Les habitants de Hilo, sur l’île de Hawaii, fuient l’arrivée d’un tsunami le 1er avril 1946. Crédit photo : domaine public via Wikimedia Commons

A cause du réchauffement climatique, les catastrophes naturelles se multiplient et s’intensifient. Et de nos jours, il est très probable que de telles catastrophes naturelles touchent notre pays, la Guinée. Nous pouvons en vivre une ! C’est pourquoi nous devons nous y préparer : savoir ce qu’il faut faire avant, pendant et après une catastrophe naturelle pour améliorer nos chances de survie.

Préparez-vous AVANT !

On ne peut pas toujours prévoir les catastrophes naturelles, alors, le mieux est de se préparer à toutes les éventualités. La préparation joue un rôle clé dans la survie. Comme on le dit souvent : « Un homme prévenu en vaut mille ! » alors tenez-vous prêts…

Tout d’abord, mentalement. Rien que le fait d’admettre qu’une catastrophe naturelle risque de se produire dans votre lieu d’habitation représente un grand pas accompli. Ayez à l’esprit que vous et votre famille pouvez en être victimes. Déjà, cette idée en tête, vous songerez à vous préparer.

Ensuite, renseignez-vous. Vous devez connaître les catastrophes qui touchent fréquemment la région dans laquelle vous habitez. Et dans la même optique, connaître également les catastrophes qui risquent de s’y produire. Vérifier si votre maison et son emplacement sont sûrs. Est-ce que ses fondations sont solides ? Est-ce qu’elle repose sur un terrain ferme, stable ? Et puis, n’oubliez pas d’éliminer le risque d’incendie ! Pour cela, vous devriez installer des détecteurs de fumée et veillez à sécuriser tous les produits inflammables et les sources de flamme dont vous disposez (allumettes, bougies, gaz, etc.).

Prévoyez un stock de produits de première nécessité. Quand une catastrophe naturelle survient, les premières choses qui risquent de ne plus fonctionner sont les services de base : l’eau, l’électricité, le téléphone (et internet), les voies de transports et le carburant ! Alors, le mieux pour vous, ce serait de prévoir les denrées essentielles pour vous et votre famille pendant au moins une semaine d’autonomie, en attendant l’arrivée des secours. Pour cela, faites-vous un stock d’eau, de nourriture et de carburant. Privilégier les denrées qui ont une longue date de péremption, car vous devez renouveler votre stock au fur et à mesure que la date de péremption des produits dont vous disposez expire. Faites-vous également un kit avec les fournitures qui vous seront essentielles; à savoir :

  • des couvertures, des vêtements chauds et des chaussures solides, un sifflet pour appeler à l’aide ;
  • des lampes électriques ou photovoltaïques et des piles électriques ;
  • une trousse de premiers soins avec des médicaments essentiels ;
  • des allumettes étanches, un briquet, des ustensiles de cuisines ;
  • des masques anti-poussière et des articles de toilette comprenant du savon, des serviettes et du papier-toilette ;
  • des articles pour bébé, personnes âgées ou handicapées, voire même leurs médicaments (s’ils suivent un traitement particulier), une copie de leurs ordonnances et des documents importants ;
  • une liste des numéros d’urgence, des lieux de rassemblement prévues par les autorités et la carte de la région dans laquelle vous êtes ;
  • une carte de crédit, de l’argent liquide, du papier, des crayons, des livres et jouets pour occuper les enfants ;

En général, il est recommandé de conserver au moins six litres d’eau par personne ainsi que trois jours de denrées non périssables et prêtes à consommer.

Mettre au point un plan d’urgence. Pour se mettre en sécurité vous et votre famille, vous devez avoir un plan d’urgence pour fuir. Il n’y a pas de honte à cela ! Connaissez-donc les sorties d’urgence de votre immeuble, les points de rassemblement avec votre famille dans votre quartier et aussi dans votre région. Vous pouvez également vous fixer un repère personnel où vous et votre famille devriez vous regrouper quand quelque chose de grave arrive à votre maison. Ce lieu doit être connu de toute la famille et il doit être un endroit sûr ! Mais, dans tous les cas, utiliser d’abord les consignes de sécurité des autorités en place !

Ne pas oublier ses voisins, et les autres personnes quand il y a une catastrophe. Aidez-les du mieux que vous pourrez !

Agissez vite PENDANT la catastrophe !

Pendant la catastrophe nous devons garder notre calme et agir vite afin de maximiser nos chances de survie. Il ne faut pas céder à la panique et à la psychose car cela peut nuire à notre faculté de réflexion. Si les autorités ordonnent l’évacuation, alors partez immédiatement ! Et si, par contre, les autorités vous déconseillent de sortir : restez chez vous, restez à l’intérieur.

Nous devons réagir vite en fonction du danger présent, en fonction de la catastrophe :

En cas de tremblement de terre par exemple, il faut se mettre à l’abri sous un meuble solide ou le long d’un mur intérieur. Avec les tremblements de terre, il risque d’y avoir des répliques, des secousses qui surviennent quelques minutes plus tard. Il est donc recommandé de sortir des bâtiments, de s’en éloigner et d’attendre les secours.

En cas de tsunami. Après la première vague, attendez-vous à l’arrivée de plusieurs autres vagues très hautes. Si l’eau se retire soudainement vers le large, dirigez-vous rapidement vers les hauteurs, à l’intérieur, sur la terre ferme.

En cas d’ouragan ou de tornade le mieux c’est de se mettre à l’abri. Les abri anti-tempête sont un excellent conseil, rejoignez-les !

En cas d’inondation, ne jouez pas au héros ! Il faut éviter de rentrer dans les maisons inondées. Ne marchez pas à pieds dans les torrents d’eau, même conseil pour la voiture ! Une voiture peut facilement être emportée par les eaux. La plupart des accidents surviennent quand les gens tentent de traverser les zones inondées en voiture. Sans compter que les eaux d’inondation peuvent dissimuler des débris, des câbles électriques tombées à terre et des bouches d’égout ouvertes, etc.

En cas d’incendie, dirigez-vous sans tarder vers la sortie la plus proche. Restez près du sol, l’air y est moins toxique. Évitez d’inhaler la fumée en restant près du sol et ne cherchez pas à récupérer vos effets personnels. Les chances de survie sont très minimes, quelques secondes parfois.

APRÈS la catastrophe

La catastrophe est passée, et vous avez réussi à vous en sortir sain et sauf : bravo, Dieu soit loué! Mais ne criez pas si vite victoire car vous n’êtes pas encore tirés d’affaire… Il reste encore des dangers qui rodent. En effet, le passage d’une catastrophe naturelle peut favoriser l’émergence de nouveaux dangers à cause du bouleversement de l’équilibre environnemental. On assiste à l’émergence des maladies qui sont favorisées par des conditions d’hygiène précaire. Il y a aussi des troubles psychologiques qui touchent les personnes à cause du stress post-traumatique. Parlez à un ami ou consultez un médecin si vous vous sentez mal, si vous avez des sautes d’humeur ou si vous êtes angoissé ; ce sont parfois des signes de troubles dus à un stress post-traumatique.

Garder votre environnement propre, ne buvez que l’eau potable. Si votre stock d’eau potable arrivait à manquer, faites bouillir toute eau limpide que vous recueillez, cela en élimine les microbes. Les maladies hydriques sont des adversaires redoutables !

 

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et intenses à cause du réchauffement climatique. Vous pouvez en vivre une ! Il est donc recommandé de s’y préparer. La préparation augmente considérablement vos chances de survie. Il faut suivre les consignes donnés par les autorités en place et agir rapidement. Et enfin, conserver le mieux que possible ses habitudes quotidiennes après le passage d’une catastrophe naturelle. Acceptez d’être aidé et aidez du mieux que vous pourrez les autres !

 

Sources:


Dans ma tête c’est Paname

PA00088801MG_7339_Tour_Eiffel_by_night Par RousseauP (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (httpcreativecommons.orglicensesby-sa3.0)], via Wikimedia Commons
PA00088801MG_7339_Tour_Eiffel_by_night Par RousseauP (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (httpcreativecommons.orglicensesby-sa3.0)], via Wikimedia Commons
Dans ma tête c’est Paname

A l’école comme à la maison

Nuit et jour

S’en aller : « quitte ce buisson »

 

Malheureusement : aucun sou.

Au petit marché, le commerce me nourrit

 

Tout n’est pas rose ces temps-ci

Être humain, le suis-je vraiment ?

Tout ce que la misère touche se noircit

Et les vivants, les habitations, les routes ; tout s’écroule sous le poids de la misère.

 

C’est ce qui me pousse à persévérer dans mes études

Et au petit marché je patiente et j’endure car …

Sale temps pour les migrants clandestins !

Tout nous pousse à partir mais en même temps tout nous retient.

 

Paname c’est beau, mais je préfère mon bled

Alors je dis NON à l’immigration clandestine

Non, cher Paname, je n’irai pas chez toi en pirogue

Attends moi à l’aéroport

Mon nom sera inscrit sur ta liste de touristes

Et j’irai faire du shopping dans tes grandes boutiques.

 

*article paru en premier sur La Voix Des Jeunes – UNICEF.


Écoutez de la bonne musique grâce à quelques #tweets


Sur le pont de Madina (troisième partie)

Marché de Madina, Alpha Oumar Baldé CC doudoufine.mondoblog.org
Marché de Madina, Alpha Oumar Baldé CC doudoufine.mondoblog.org

Amadou arrivait chez lui… Enfin, presque !

Il descendit du taxi et paya le conducteur puis il se dirigea vers son domicile. Il ne lui restait plus qu’une trentaine de mètres à parcourir, ce qu’il comptait bien effectuer à pied malgré sa fatigue. Il tenait dans ses mains son sachet : ce gros « ballon » en plastique dans lequel ce marchand de Madina avait enfermé sa veste avant de la lui remettre.

Amadou a su se montrer très ouvert d’esprit face à ce marchand ambulant, et il en était très fier ! Cette fierté ce voyait même dans sa démarche. Malgré sa fatigue, Amadou avançait d’un pas… rassuré. Amadou marchait en caressant son « ballon », il le roulait dans ses mains et le tâtait pour bien sentir la texture de son costume… jusqu’à sa porte. Ça y est, Amadou est enfin arrivé !

–          Toc-toc !

–          Qui est là ?

–          Chérie, c’est moi, ouvre moi la porte !

Sa femme lui accueilli en lui débarrassant de son « ballon » qu’elle examinait maintenant d’un aire curieux.

–          C’est quoi ça ? Qu’est-ce qu’il y a dedans ?!

–          C’est une veste. Je viens de l’acheter à Madina et à un prix incroyable !

–          Ah bon, combien ?

–          150.000, avec son pantalon !

–          Tiens, mais dis-moi, pourquoi tu es venu à pieds ? Où se trouve ta voiture ?

–          Une panne, je l’ai laissée avec notre mécanicien… d’où mon retard.

–          Ah, je vois… et moi je t’ai préparé un bon « petit plat » !

–          Oh ! Tu es un ange, je me lave vite-fait et vient me régaler !

Amadou emporta son « ballon » dans sa chambre. Il n’en peut plus d’attendre, il va l’ouvrir. Il enfonça ses longs doigts dans le sachet qui se déchira.

Soudain, de vieux vêtements en guenilles qui ressemblaient à tout sauf une veste (et son pantalon) en jaillirent. Amadou était médusé. Il était hors de lui. Il se crispa avant de lâcher sa colère dans une voix d’abord éteinte :

–          Ma veste, ma veste, ma veste…

Puis il cria :

–          Ma veste !!!

Sa femme qui l’avait entendu crier se précipita dans la chambre.

–          Que se passe-t-il, chérie ?!

Amadou lui répondu tout confus :

–          C’est…C’est ma veste, elle a disparu. Quelqu’un me l’a volée.

Sa femme s’approcha de lui puis elle soulevait les guenilles qu’Amadou avait jetées par terre. Et elle les examina. Elle les reposa ensuite par terre puis se tourna vers Amadou pour le caresse le visage en le rassurant.

–          Mais voyons, chérie ! Sois raisonnable, ils t’ont dupé. Personne ne t’a volé ta veste. C’est celui qui te l’a vendu qui ne l’a pas mise dans ce sachet. Il t’a fait croire le contraire, voilà ce qui t’est arrivé.

–          Attend, demain ! J’irai retrouver ce petit futé qui s’est joué de moi. Il saura de quel bois je me chauffe, moi ! Je vais le mettre en prison, c’est un voleur !!!

–          En tout cas, je te l’avais dit un jour de te méfier des produits que l’on vend sur le pont de Madina dans les alentours de 18h. On risque de tomber sur de vilaines surprises !

–          Mais…comment a-t-u su que c’est sur le pont de Madina je l’ai acheté ?!

–          Non, non, écoute moi chéri… prend ton bain et ensuite on en reparlera calmement. Une douche froide te serait d’une grande utilité. Allez, fait un effort, et s’il te plait oublie ce voyou jusqu’à demain. Ok ?

–          D’accord, chérie…

A suivre …


Mon stage est terminé : et si c’était à refaire je le referais avec plaisir !

Christophe BENOIT, www.tyseo.net (licence CC BY 2.0), Flick.com
Christophe BENOIT, www.tyseo.net (licence CC BY 2.0), Flick.com

Il y a trois mois de cela, pendant que je naviguais sur internet, je suis tombé sur une excellente opportunité : un stage de formation ! Il s’agissait du stage de formation de blogueurs sur le climat et l’environnement à travers la plate-forme de La Voix Des Jeunes de l’UNICEF. Voici comment s’est déroulé mon parcours :

Tout d’abord… je ne croyais pas à mon admission

Il était 19h30 dans ce petit coin perdu de Kaloum. J’étais en train de consulter tranquillement mes notifications sur les réseaux sociaux quand je suis tombé sur la nouvelle : un stage de formation LVDJ-UNICEF ! Il ne restait plus qu’un jour avant la fin du délai de soumission des candidatures. Si je voulais participer à ce stage il me fallait donc soumettre ma candidature à l’instant car mon emploi du temps ne me permettait pas de le faire le lendemain. Il me fallait donc écrire, corriger et soumettre un article dans un bref délai pour envoyer ma demande. Mais je n’avais que quinze minutes avant de me rendre à mon stage à l’hôpital. J’ai hésité un long moment, j’ai respiré un grand coup puis je me suis dit « je peux le faire ! ». Je l’ai rédigé en dix minutes puis je l’ai envoyé et… j’ai croisé les doigts !

Ensuite, la crainte de ne pas pouvoir honorer mon engagement

Ma joie était immense quand mon article a été retenu et que j’ai été sélectionné parmi des milliers d’autres candidats pour participer au stage. J’étais très content pour cette « victoire » mais en même temps j’avais un peu le trac. Je savais maintenant que j’avais une grande tâche à accomplir : honorer mon engagement.

En effet, pour pouvoir valider le stage et ainsi bénéficier d’un certificat de mérite de l’UNICEF, il me fallait écrire 12 billets de blogues. Précision : douze billets de blogue de qualité ! Et certains d’entre eux devraient être rédigés en binôme ou en groupe, une expérience tout à fait inédite chez moi. Sans compter le fait que ces billets devraient être écrits, lus, corrigés, et validés pour être publiés chaque semaine sur le site de la LVDJ-UNICEF. Il me fallait donc sortir tous « mes talents » et secouer mes neurones pour pouvoir y arriver. La voie était tracée, pas de place pour le stress !

J’ai eu d’excellents conseils !

J’ai suivi des exposés détaillés de différents experts sur les questions liés au climat et l’environnement, le blogging, les réseaux sociaux et bien d’autres sujets aussi passionnants les uns que les autres !

C’est le lieu pour moi de remercier Violaine et ma marraine, pour les conseils et les retours sur mes articles. Grâce à vous, j’ai pu améliorer mon écriture et mener à bien mon stage.

Je n’oublie pas aussi toutes les interactions fructueuses que j’ai eu avec Géorgie et Cécilia ainsi que de tous mes camarades du stage.

…Et aussi quelques soucis !

Dans ce parcours, j’ai aussi eu quelques imprévus : des soucis personnels que j’ai su « gérer » du mieux que j’ai pu. Je peux citer entre autres :

– trouver une connexion internet stable pour pouvoir suivre les vidéoconférences ;

– ma vieille machine qui ne garde plus la charge et que j’utilisais comme une télé ;

– mon portable qui m’a lâché en plein parcours…

Vous l’avez compris ce ne sont là que des soucis liés au matériel que j’utilise !

Malgré tout ces petits soucis personnels, ce fut un grand plaisir pour moi d’avoir participé à ce stage.

Et maintenant quelle est la suite ?

Je continuerai. Je vais publier d’autres articles, ici et sur mon blogue personnel. Je compte appliquer tous les conseils et les techniques que j’ai apprises dans ce stage pour lutter pour la préservation de l’environnement et du climat. J’espère un jour produire une action directe sur le terrain. Mais en attendant d’avoir les moyens matériels, je continue ma lutte sur internet !

Le stage est terminé, et si c’était à refaire ?!

Et si c’était à refaire – oh oui – je le referais toujours avec le même plaisir !

*Article paru en premier lieu sur LVDJ-UNICEF.